Je suis encore sous le choc et ne réalise pas totalement ce qui se passe, donc pardonnez la qualité de cet article, je risque d’avoir l’air plus émotionnelle que je ne le suis vraiment xD
Hier, après 14 heures, un homme a été assassiné à juste quelques rues de chez moi. Littéralement à cinq minutes d’ici. J’ai appris la nouvelle au boulot, situé également à quelques minutes de la scène du crime. D’après les premiers reportages, un gars s’est fait décapiter, et deux suspects se sont fait tirer dessus par la police. En plein jour, devant une école primaire, et en présence de passants dans la rue. Le fait divers semblait déjà irréel. Puis en rentrant chez moi, j’apprend que c’était probablement une attaque terroriste sur un soldat. Que les deux attaquants sont sûrement des islamistes extrémistes. Qu’avec leur voiture ils lui ont foncé dedans, avant de sortir et de le poignarder frénétiquement avec des couteaux de bouchers, avant de balancer le corps au milieu de la rue. Pas de confirmation officielle sur la décapitation, mais le plus étrange, c’est qu’après lui avoir enlevé la vie, ils ont calmement attendu l’arrivée de la police, prêchant et faisant des discours politiques aux témoins de la scène, qui filmaient tout avec leur smartphones. Et quand la police est enfin arrivée, ils ont sorti un pistolet et ont couru vers les officiers, qui se sont retrouvés forcé à tirer, les blessant tous deux grièvement. Les photos et les vidéos montrent des couteaux et du sang partout sur le périmètre de la scène du crime.

Et maintenant, les reportages défilent en boucle sur le site de la BBC. Le bf et tous mes amis se sont empressés de me texter, pour me demander si j’allais bien. Ma mère, bien sûr, dès qu’elle a entendu les nouvelles en France, s’est empressée de prendre le combiné. Bien sûr que je vais bien. Dieu merci, c’est pas comme s’ils avaient posé une bombe, là il y aurait eu des dégats. Mais plus j’en sais sur la situation, et moins ça me semble réel. Pour la seconde fois depuis que j’habite ici, mon quartier fait la une des nouvelles nationales. La première fois c’était le coup des émeutes, et ça m’avait révolté, parce que je trouvais la situation juste stupide. Mais ici, je me sens concernée. Touchée. Attristée.




