“Tout vient à point qui sait attendre”.
Et on pourra dire que je l’avais attendu, ce moment. Ce moment où j’allais être libérée de mes dettes. Mille fois, j’ai rêvé de ce jour, sans jamais vraiment croire qu’il arriverait. Des problèmes financiers, j’en avais, tout le monde ici le sait (au pire des cas, allez zieuter un peu les articles archivés). Au début, ça me faisait râler, pleurer, rager. Mais au bout d’un moment, j’ai juste décidé de me la fermer et bosser dur pour changer la donne. Que cela prenne une semaine, un mois, un an ou dix, il fallait que je prenne mon mal en patience. J’attendais mon heure, pour me relever avec les honneurs. Finalement, ça a pris six ans. Qui ont pris fin il y a quelques jours. Ça y est. C’est fini. Je suis enfin libre. J’avais fait des résolutions au début de cette année, et régler mes dettes est la première que je concrétise. Le reste, je l’espère, arrivera plus tard, comme je vais l’expliquer au fil de cet article.

Bizarrement, je me sens indifférente sur ma situation d’aujourd’hui. Enfin, pas totalement: je suis heureuse et consciente que le pire est derrière moi. Mais pour avoir attendu ce jour aussi longtemps, ça ne me fait presque plus rien qu’il n’arrive que maintenant. Peut-être que je me suis habituée à vivre avec mes problèmes financiers. Peut-être que je m’étais faite une raison. Ça fait limite bizarre de ne avoir à inclure cette énorme somme d’argent tous les mois dans son budget. Sans doute que je ne réalise pas. Parce que d’une: mon compte en banque est quasi-vide, pour avoir repayé les derniers virements au maximum. De deux… il y a cette peur qui reste en moi, et qui n’est pas prête de me quitter. Je continue de me méfier. Ne pas m’extasier trop vite, de peur que ce ne soit qu’un piège, que tout redevienne comme avant. Sûrement, dans quelques mois, je ressentirai enfin les effets de cette nouvelle vie. Pour l’instant, tout est trop tôt.





